Today | News | Books | Recipes Adventure | Science Fiction | Ghost stories | Poetry | Children | History Arsène Lupin, gentleman-cambrioleurThe Project Gutenberg eBook of Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur This eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and most other parts of the world at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.org. If you are not located in the United States, you will have to check the laws of the country where you are located before using this eBook. Title: Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur Author: Maurice Leblanc Commentator: Jules Claretie Release date: June 17, 2010 [eBook #32854] Most recently updated: August 3, 2010 Language: French Other information and formats: www.gutenberg.org/ebooks/32854 Credits: Produced by Alex Kirstukas. HTML version produced by Chuck Greif. *** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK ARSÈNE LUPIN, GENTLEMAN-CAMBRIOLEUR *** Alex Kirstukas Transcriber's note: _Arsène Lupin: Gentleman-Cambrioleur_ is the first book in Maurice Leblanc's series "Les Aventures Extraordinaires d'Arsène Lupin." This eBook is based on the 1907 edition published in Paris by Pierre Lafitte & Cie. It was created from text and scans generously made available by Wikisource, Google Books, and the Internet Archive. Note du transcripteur: _Arsène Lupin: Gentleman-Cambrioleur_ est le premier livre dans la série de Maurice Leblanc «Les Aventures Extraordinaires d'Arsène Lupin.» Ce eBook est basé sur l'édition éditée à Paris par Pierre Lafitte & Cie en 1907. Il a été créé du texte et des images généreusement rendues disponibles par Wikisource, Google Books, et l'Internet Archive. ARSÈNE LUPIN Gentleman-Cambrioleur Par Maurice Leblanc Préface de Jules Claretie de l'Académie Française ------ À Pierre LAFITTE. Mon cher ami, Tu m'as engagé sur une route où je ne croyais point que je dusse jamais m'aventurer, et j'y ai trouvé tant de plaisir et d'agrément littéraire qu'il me paraît juste d'inscrire ton nom en tête de ce premier volume, et de t'affirmer ici mes sentiments d'affectueuse et fidèle reconnaissance. M. L. ------ PRÉFACE --Racontez-nous donc, vous qui contez si bien, une histoire de voleurs... --Soit, dit Voltaire (ou un autre philosophe du XVIIIe siècle, car l'anecdote est attribuée à plusieurs de ces causeurs incomparables). Et il commença: --Il était une fois un fermier général... L'auteur des _Aventures d'Arsène Lupin_, qui sait si joliment conter, lui aussi, eût commencé tout autrement: --Il était une fois, un gentilhomme cambrioleur... Et ce début paradoxal eût fait dresser les têtes effarées des auditrices. Les aventures d'Arsène Lupin, aussi incroyables et entraînantes que celles d'Arthur Gordon Pym, ont fait mieux. Elles n'ont pas seulement intéressé un salon, elles ont passionné la foule. Depuis le jour où cet étonnant personnage a fait son apparition dans _Je sais tout_, il a effrayé, il a charmé, il a amusé des lecteurs par centaines de mille et, sous la forme nouvelle du volume, il va entrer triomphalement dans la bibliothèque, après avoir conquis le magazine. Ces histoires de détectives et d'apaches du high life ou de la rue ont toujours eu une singulière et puissante attraction. Balzac, en quittant Mme de Morsauf, vivait l'existence dramatique d'un limier de police. Il laissait là le lys de la vallée pour le réfractaire du ruisseau. Victor Hugo inventait Javert, donnant la chasse à Jean Valjean comme l'autre «inspecteur» poursuivait Vautrin. Et tous deux songeaient à Vidocq, cet étrange loup-cervier devenu chien de garde, dont le poète des _Misérables_ et le romancier de Rubempré avaient pu recueillir les confidences. Plus tard, et dans un ordre inférieur, Monsieur Lecoq avait éveillé la curiosité des fervents du roman judiciaire, et M. de Bismarck et M. de Beust, ces deux adversaires, l'un farouche, l'autre spirituel, avaient trouvé, avant et après Sadowa, ce qui les divisait le moins: les récits de Gaboriau. Il arrive ainsi à l'écrivain de rencontrer sur son chemin un personnage dont il fait un type et qui, à son tour, fait la fortune littéraire de son inventeur. Heureux qui crée de toutes pièces un être qui semblera bientôt aussi vivant que les vivants: Delobelle ou Priola! Le romancier anglais Conan Doyle a popularisé Sherlock Holmes. M. Maurice Leblanc a trouvé, lui, son Sherlock Holmes, et je crois bien que depuis les exploits de l'illustre détective anglais, pas une aventure au monde n'a aussi vivement excité la curiosité que les exploits de cet _Arsène Lupin_, cette succession de faits devenus aujourd'hui un livre. Le succès des récits de M. Leblanc a été, on peut le dire, foudroyant dans la revue mensuelle où le lecteur, qui se contentait jadis des vulgaires intrigues du roman feuilleton, va chercher (évolution significative) une littérature qui le divertisse, mais qui reste pourtant de la littérature. L'auteur avait débuté, il y a une douzaine d'années, si je ne me trompe, dans l'ancien _Gil Blas_, où ses nouvelles originales, sobres, puissantes, le placèrent du premier coup au meilleur rang des conteurs. Normand, Rouennais, l'auteur était visiblement de la bonne lignée des Flaubert, des Maupassant, des Albert Sorel (qui fut, lui aussi, un _novellière_ à ses heures). Son premier roman, _Une Femme_, fut très remarqué, et, depuis, plusieurs études psychologiques, l'_Oeuvre de Mort_, _Armelle et Claude_, _l'Enthousiasme_, une pièce en trois actes, applaudie chez Antoine, _la Pitié_, étaient venues s'ajouter à ces petits romans en deux cents lignes où excelle M. Maurice Leblanc. Il faut avoir un don particulier d'imagination pour trouver de ces drames en raccourci, de ces nouvelles rapides qui enserrent la substance même de volumes entiers, comme telles vignettes magistrales contiennent des tableaux tout faits. Ces rares qualités d'inventeur devaient nécessairement, un jour, trouver un cadre plus large, et l'auteur d'_Une Femme_ allait bientôt se concentrer après s'être dispersé en tant d'originales histoires. C'est alors qu'il fit la connaissance du délicieux et inattendu Arsène Lupin. On sait l'histoire de ce bandit du XVIIIe siècle qui volait les gens avec des manchettes, comme Buffon écrivait son _Histoire Naturelle_. Arsène Lupin est un petit neveu de ce scélérat qui faisait peur à la fois et souriait aux marquises épouvantées et séduites. --Vous pouvez comparer, me disait M. Marcel L'Heureux en m'apportant les épreuves de l'oeuvre de son confrère et les numéros où _Je sais tout_ illustrait les exploits d'Arsène Lupin, vous pouvez comparer Sherlock Holmes à Lupin et Maurice Leblanc à Conan Doyle. Il est certain que les deux écrivains ont des points de contact. Même puissance de récit, même habileté d'intrigue, même science du mystère, même enchaînement rigoureux des faits, même sobriété de |